Le zinc

Le zinc : son rôle dans le corps humain et son importance en médecine

Le zinc est un oligo-élément essentiel : notre organisme n’en a besoin qu’en petites quantités, mais il est indispensable à son fonctionnement normal.

Présent dans l’ensemble du corps, il intervient dans de nombreux processus biologiques fondamentaux. Son importance est aujourd’hui bien établie en nutrition, en biologie et dans plusieurs domaines de la médecine.

De la cellule au système immunitaire, en passant par la peau et la croissance, découvrons pourquoi le zinc occupe une place si particulière dans le corps humain.

Le zinc dans le corps humain

Le corps d’un adulte contient environ 1,5 à 2,5 grammes de zinc. La majeure partie se trouve dans les muscles et les os, mais le zinc est également présent dans de nombreux autres tissus.

Contrairement à certaines substances que l’organisme peut stocker en grande quantité, il n’existe pas de réserve importante de zinc facilement mobilisable. Un apport alimentaire régulier est donc nécessaire pour maintenir un équilibre satisfaisant.

Le zinc est absorbé principalement au niveau de l’intestin grêle. L’organisme régule ensuite son absorption et son élimination afin de maintenir son équilibre.

Présent en petite quantité, le zinc est réparti dans l’ensemble de l’organisme.

Au cœur de nos cellules

C’est à l’échelle cellulaire que l’on comprend réellement l’importance du zinc.

Le zinc est nécessaire à l’activité de centaines d’enzymes impliquées dans de nombreuses réactions chimiques de l’organisme.

Il intervient notamment dans :

  • La synthèse de l’ADN ;
  • La synthèse des protéines ;
  • La division cellulaire ;
  • L’activité de nombreuses enzymes ;
  • La communication et la régulation cellulaires.

Le zinc participe ainsi en permanence au fonctionnement, au renouvellement et au développement de nos cellules.

Le zinc intervient dans de nombreux mécanismes fondamentaux au niveau cellulaire.

Zinc et système immunitaire

Le zinc contribue au fonctionnement normal du système immunitaire.

Il intervient dans le développement et l’activité de différentes cellules immunitaires et participe aux mécanismes permettant à l’organisme de maintenir ses défenses.

Le zinc intervient également dans le maintien de l’intégrité de certaines barrières naturelles de l’organisme, notamment la peau et les muqueuses.

Son importance est particulièrement visible lorsqu’un déficit apparaît : une carence importante en zinc peut perturber le fonctionnement normal du système immunitaire.

Cela ne signifie toutefois pas que consommer toujours davantage de zinc renforce proportionnellement les défenses immunitaires. Comme pour beaucoup de micronutriments, c’est avant tout un apport adapté aux besoins de l’organisme qui est important.

Le zinc participe au fonctionnement normal des défenses immunitaires

Zinc, peau et cicatrisation

La peau est un autre domaine dans lequel le zinc joue un rôle biologique important.

La cicatrisation est un processus complexe nécessitant différentes étapes successives : réaction inflammatoire contrôlée, multiplication des cellules, synthèse de nouvelles protéines et reconstruction progressive des tissus.

Plusieurs de ces mécanismes nécessitent la présence de zinc.

Une carence importante peut ainsi être associée à une cicatrisation plus lente. Le zinc ne doit donc pas être considéré comme un simple « produit cicatrisant » : il constitue plutôt l’un des nombreux éléments dont l’organisme a besoin pour réaliser correctement le processus naturel de réparation des tissus.

Le zinc participe à plusieurs mécanismes biologiques impliqués dans la réparation des tissus.

Le zinc dans l’histoire de la médecine

L’intérêt médical pour le zinc ne date pas de la médecine moderne.

Des composés contenant du zinc ont été utilisés au cours de l’histoire dans différentes préparations destinées notamment à la peau.

Avec le développement de la chimie, de la nutrition et de la médecine moderne, les scientifiques ont progressivement découvert que le zinc n’était pas simplement intéressant sous forme de préparation externe : il était également indispensable au fonctionnement même de l’organisme.

Au XXe siècle, la compréhension de son rôle nutritionnel et biologique s’est considérablement développée.

Aujourd’hui, le zinc est étudié aussi bien en nutrition qu’en immunologie, en dermatologie, en biologie cellulaire et dans différents domaines de la recherche médicale.

Notre compréhension du zinc a évolué des préparations traditionnelles jusqu’à la biologie moléculaire moderne.

Le zinc en médecine

Le zinc possède aujourd’hui différentes applications selon sa forme, sa voie d’utilisation et le contexte médical.

Il est donc important de ne pas considérer toutes les formes de zinc comme équivalentes.

Dermatologie

L’une des formes les plus connues est l’oxyde de zinc.

Il entre depuis longtemps dans la composition de différentes préparations destinées à protéger la peau. On le retrouve notamment dans certaines crèmes, pommades et produits dermatologiques ou cosmétiques.

Son utilisation locale sur la peau doit être distinguée du zinc apporté par l’alimentation.

Zinc et rhume

Le zinc a également été largement étudié dans le contexte du rhume.

Les données scientifiques disponibles ne permettent pas de considérer le zinc comme un moyen fiable d’empêcher l’apparition d’un rhume.

Certaines études suggèrent toutefois que certaines préparations de zinc prises au début d’un rhume pourraient réduire modestement la durée des symptômes.

Les résultats restent variables selon les études, les formulations et les doses utilisées.

Une utilisation médicale reconnue

Le zinc possède également des indications médicales beaucoup plus précises.

L’Organisation mondiale de la Santé recommande notamment son utilisation dans la prise en charge de certaines diarrhées chez l’enfant, en complément de la réhydratation orale.

Cet exemple montre bien la différence entre le rôle nutritionnel général du zinc et son utilisation comme intervention dans une situation médicale déterminée.

Selon sa forme et son utilisation, le zinc possède différentes applications en nutrition et en médecine.

Que se passe-t-il en cas de carence ?

Une carence importante en zinc peut perturber différentes fonctions de l’organisme.

Les manifestations dépendent notamment de l’importance et de la durée du déficit.

Elles peuvent comprendre :

  • Une perturbation du goût ou de l’odorat ;
  • Une diminution de l’appétit ;
  • Une cicatrisation plus lente ;
  • Une altération des défenses immunitaires ;
  • Certains problèmes cutanés ;
  • Une chute de cheveux dans certaines situations ;
  • Chez l’enfant, une perturbation de la croissance et du développement.

Certaines personnes présentent un risque plus élevé de déficit, notamment en présence de maladies ou de troubles affectant l’absorption intestinale.

L’alimentation joue également un rôle important dans la disponibilité du zinc.

Une carence importante en zinc peut perturber plusieurs fonctions de l’organisme.

De combien de zinc avons-nous besoin ?

Les besoins en zinc varient selon l’âge, le sexe et certaines périodes de la vie.

À titre de référence, les apports nutritionnels recommandés aux États-Unis sont notamment d’environ :

Enfants

1 à 3 ans : 3 mg/jour

4 à 8 ans : 5 mg/jour

9 à 13 ans : 8 mg/jour

Adolescents de 14 à 18 ans

Garçons : 11 mg/jour

Filles : 9 mg/jour

Adultes

Hommes : 11 mg/jour

Femmes : 8 mg/jour

Les besoins peuvent être différents pendant la grossesse et l’allaitement.

Ces chiffres représentent des références nutritionnelles et non des doses destinées au traitement d’une maladie.

Les besoins quotidiens en zinc évoluent tout au long de la vie.

De combien de zinc avons-nous besoin ?

L’alimentation constitue notre principale source de zinc.

Les huîtres et certains fruits de mer figurent parmi les aliments naturellement les plus riches en zinc.

On en trouve également dans :

  • la viande ;
  • le poisson ;
  • les œufs ;
  • les produits laitiers ;
  • les légumineuses ;
  • les noix ;
  • certaines graines ;
  • les céréales complètes.

Le zinc provenant de certains aliments d’origine animale possède généralement une bonne biodisponibilité.

Dans les aliments végétaux, certains composés appelés phytates, présents notamment dans les céréales complètes et les légumineuses, peuvent réduire son absorption intestinale.

Cela ne signifie pas qu’une alimentation végétale ne peut pas fournir suffisamment de zinc, mais la composition globale de l’alimentation influence la quantité réellement absorbée.

Le zinc est présent dans de nombreux aliments d’origine animale et végétale.

De combien de zinc avons-nous besoin ?

Un élément essentiel n’est pas nécessairement bénéfique en quantité illimitée.

Des apports excessifs en zinc peuvent provoquer des effets indésirables, notamment :

  • Nausées ;
  • Vomissements ;
  • Douleurs ou troubles digestifs ;
  • Maux de tête.

Sur une période prolongée, des apports élevés peuvent surtout perturber l’absorption du cuivre et favoriser l’apparition d’une carence en cuivre.

Le zinc peut également interagir avec certains médicaments, notamment certains antibiotiques.

À titre de référence, la limite supérieure tolérable fixée pour l’adulte par les autorités américaines est de 40 mg par jour, toutes sources confondues, hors utilisation thérapeutique supervisée.

L’objectif n’est donc pas d’apporter le maximum de zinc possible, mais de couvrir correctement les besoins de l’organisme.

Pour le zinc comme pour les autres micronutriments, l’équilibre reste essentiel.

À retenir

Le zinc est présent en très petite quantité dans notre corps et pourtant son importance biologique est considérable.

Il intervient au cœur même de nos cellules et participe au fonctionnement normal de processus fondamentaux liés notamment à l’ADN, aux protéines, aux enzymes, à l’immunité, à la croissance et à la réparation des tissus.

Son intérêt ne se limite pas à la nutrition. Certaines formes de zinc sont utilisées depuis longtemps en dermatologie, tandis que la médecine moderne continue d’étudier ses différentes applications.

Le zinc illustre ainsi parfaitement le rôle des oligo-éléments : quelques grammes dans l’organisme peuvent participer à des centaines de mécanismes essentiels à la vie.

Le zinc, un oligo-élément essentiel au fonctionnement normal de l’organisme.